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Turquie: «Appuie sur la détente, je sais où je vais!»

Août 2019 - Un commandant militaire a posé son pistolet sur la tempe d’Akgün* et lui a demandé de revenir à l’islam. Cependant Akgün est resté fidèle à sa foi en Jésus. Depuis vingt ans il est fondateur d’églises dans son pays natal.Au moins vingt millions de chrétiens en Chine souffrent de persécutions. D’autres mesures prises contre les églises par le parti communiste au pouvoir sont à craindre, pouvant faire passer ce nombre au cours de l’année jusqu’à cinquante millions.

Un musulman turc rencontre le Seigneur Jésus

Je viens de Turquie et je suis un ancien musulman. J’ai rencontré le Seigneur et aujourd’hui je fonde des églises.
Le Seigneur a changé ma vie. Je ne le connaissais pas, mais lui me connaissait. J’étais quelqu’un avec de grands besoins. J’ai beaucoup pleuré, je n’avais aucun espoir et je voulais mourir. Cependant le Seigneur m’a trouvé. Une nuit, dans un rêve, il m’a tendu la main et m’a libéré de ma dépression.

aém. «Je faisais des cauchemars et j’avais commencé à me haïr, à demander l’aide des imams, à faire mes prières, à lire le Coran, mais rien n’a changé. Le médecin n’a pas non plus pu m’aider. Après un an, j’étais arrivé au stade où je ne voulais plus vivre. N’ayant pu me donner la mort, j’ai alors prié: ‹Je sais qu’il y a un Dieu. Prends ma vie ou guéris-moi.›

«Seul Jésus peut te racheter»
»La nuit suivante, j’ai de nouveau eu de violentes attaques quand, soudain, j’ai vu une main brillante et entendu une voix me dire: ‹N’aie pas peur. Prends ma main et tu seras racheté.› Puis une silhouette, quelqu’un que je connaissais et qui était chrétien, est passée devant moi. Le lendemain matin, je suis allé voir cette personne et lui ai demandé ce que cela signifiait. L’homme m’a montré le passage de la Bible où Jésus chasse les démons et guérit les gens. ‹Seul Jésus peut te sauver›, a-t-il dit. J’ai répondu sans réfléchir: ‹Je me moque de savoir qui me rachète, mais quelqu’un doit le faire.›

»Je suis allé dans une église où quatre hommes ont posé leurs mains sur moi et prié. Puis un fardeau a quitté mon corps. Pour la première fois depuis un an, je pouvais de nouveau rire. Ce Jésus que je ne connaissais pas venait de me guérir! Alors j’ai décidé de le suivre. Ma petite amie était complètement bouleversée, mais, après trois mois, elle s’est aussi convertie. Un an plus tard, mon frère, ma mère et des dizaines d’autres personnes ont également accepté le Seigneur.

«Êtes-vous un soldat ou un missionnaire?»
»À l’armée, j’ai insisté pour que l’affiliation religieuse ‹musulmane› soit remplacée par ‹chrétienne› sur ma carte d’identité. À partir de ce moment-là, je suis devenu le sujet de discussion. Un soldat m’a dénoncé en tant que missionnaire au commandant. Le matin à cinq heures, ce gradé m’a convoqué. ‹Es-tu soldat ou missionnaire?›, m’a-t-il demandé. Je lui ai répondu: ‹Les deux.› Il m’a interdit d’évangéliser. Toutefois j’avais été clair: ‹Quand on me pose une question, je réponds.›

«Repens-toi,  redeviens musulman!»
»Le commandant a commencé à me frapper sauvagement durant une demi-heure, jusqu’à ce que je ne puisse plus me lever. C’était l’hiver; il a enlevé ma chemise et m’a ordonné: ‹Rampe dans la neige!› Alors que je rampais, il m’a frappé avec son bâton, puis il a posé son pistolet sur ma tête: ‹Repens-toi et redeviens musulman!› J’ai commencé à pleurer et là j’ai vu Jésus derrière le commandant qui me disait: ‹Sois courageux, mon fils, je suis avec toi.› J’ai dit au commandant: ‹Appuie sur la détente, je sais où je vais!› Il m’a frappé à la tête avec son pistolet et deux soldats m’ont évacué. Quand je suis revenu à moi, j’ai prié pour le commandant et je l’ai béni. Cela a amené mes deux camarades à la foi et d’autres ont suivi. Ces quinze mois passés dans l’armée ont été pour moi bénis et instructifs.

«Sortez, on va vous lyncher!»
»Après l’armée, je me suis marié. À cause de ma foi, la famille de ma femme nous a rejetés. Nous avons commencé à fonder des églises de maison. Un jour, la police a pris d’assaut notre appartement. Ils nous ont interrogés, l’un de mes amis et moi, ils nous ont montré des photos de nos réunions d’église. Ils nous suivaient déjà depuis très longtemps. Nous sommes allés au tribunal. Devant le bâtiment, une foule a déclenché une émeute contre nous et les médias en ont parlé. On nous a congédiés de notre appartement et j’ai perdu mon travail. Mes amis se sont éloignés de moi.
»Le jour de notre troisième procès à Malatya, en Anatolie orientale, trois chrétiens ont été cruellement assassinés. Il s’agissait d’un Allemand et de deux Turcs que je connaissais bien. Sous la protection de la police, ce jour-là nous avons quitté le palais de justice. Les manifestants ont percuté notre voiture et ont crié: ‹Sortez, on va vous lyncher!› Notre peine de prison a finalement été réduite de moitié et convertie en amende. Toutefois les juges nous ont menacés d’emprisonnement en cas de récidive.

Là où il n’y a pas de risque, il n’y a pas de foi
»J’ai demandé à Dieu pourquoi nous avions tant de difficultés à endurer. ‹De cette façon, tu apprends à me suivre›, a-t-il répondu. À cette époque-là, j’aurais eu l’occasion d’émigrer au Canada. Quand j’ai demandé à Dieu ce qu’il en pensait, il m’a répondu: ‹Mon fils, fais-tu confiance au Canada ou à moi?› Je suis donc resté en Turquie et y suis encore aujourd’hui. Il y a plus de vingt ans, je voulais mettre fin à ma vie. Maintenant je vis pour la gloire de Dieu.»

*Le nom a été modifié pour des raisons de sécurité.

Turquie – Des disciples de Jésus inébranlables

Akgün et son équipe ont baptisé cinquante personnes l’année dernière et d’autres baptêmes sont prévus. De nouvelles églises émergent, mais la résistance est une réalité. En l’espace de quatre ans, Akgün est passé vingt fois devant les tribunaux. Il raconte: «Ces attaques ont pour but de nous intimider pour nous forcer à quitter le pays. Néanmoins nous restons.»
Dans le même temps, Akgün a déjà parlé des droits de l’homme devant le Parlement britannique et a contribué à lancer le mouvement de réconciliation arméno-turc. «Nous sommes utiles, nous voulons témoigner et nous ne nous cachons pas. Notre but est que l’Église du Christ grandisse en Turquie et que nous trouvions, équipions et envoyions de plus en plus de personnes pour construire le royaume de Dieu.»

Avec environ CHF 250.‒/€ 210.‒, vous pouvez permettre à une personne de suivre une formation de trois mois en Turquie.

L’amour de Dieu pour leurs semblables anime Akgün et son équipe en Turquie, c’est pourquoi ils acceptent aussi des conditions de vie difficiles. Image symbolique