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Egypte: Les massacres ont discrédité le gouvernement de transition

dic./Janvier 2012 – Selon des militants des droits de l’homme dans le pays, le meurtre de vingt-sept personnes par l’armée égyptienne, dont au moins vingt-trois étaient chrétiennes, qui protestaient contre l’incendie d’une église, a enlevé le respect que les Egyptiens avaient du gouvernement de transition militaire. Ces militants et des membres d’églises égyptiennes affirment que les attaques et le refus par le conseil suprême des forces armées de reconnaître les faits ont discrédité l’armée auprès des chrétiens, des musulmans modérés et des «laïcs». Au lieu d’assumer la responsabilité des meurtres, l’armée accuse «des ennemis de la nation» inconnus.

 

Wagih Jacoub, militant copte des droits de l’homme qui a été blessé au cours de l’attaque, s’est dit furieux de l’assaut et du refus par l’armée de prendre ses responsabilités. «Ils mentent effrontément», a-t-il dit. L’armée a nié avoir tiré sur les manifestants, arguant que des contre-révolutionnaires qui s’étaient cachés parmi les protestataires avaient causé la mort des gens. Les autopsies effectuées par le docteur Magda Adly ont révélé que, sur les vingt-trois victimes examinées post mortem, deux étaient mortes à la suite de lacérations, treize avaient été écrasées par des véhicules et deux avaient été tuées par balles. Les médecins étaient d’avis que les balles trouvées dans le corps des victimes étaient utilisées généralement par les pistolets de l’armée égyptienne. Ils n’ont pas pu examiner les quatre derniers corps.
La manifestation du 9 octobre 2011 avait été organisée pour protester contre l’incendie du 30 septembre de l’église Mar Girgis (Saint-Georges) ainsi que des maisons et des commerces appartenant à des chrétiens à Al Marenab, village de la province d’Assouan en Haute-Egypte.